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Qu'est-ce qui fait réellement perdre du poids ?
Une seule chose : un déficit calorique, c'est-à-dire une dépense énergétique durablement supérieure aux apports. Tout le reste — la répartition des repas, le choix des aliments, l'entraînement, les compléments — n'agit qu'en facilitant ou en compliquant le maintien de ce déficit. Aucun produit vendu sur cette page ne le crée à votre place.
Nous formulons cela sans détour parce que la réglementation et l'honnêteté vont ici dans le même sens : aucune allégation d'amaigrissement n'est autorisée pour les compléments alimentaires de ce rayon, et nous n'en formulerons aucune. Un produit qui promet une perte de poids par lui-même vous ment, quelle que soit la formulation employée.
Ce que cette page peut faire est plus utile : expliquer ce que chaque famille apporte réellement, et vous éviter d'acheter ce qui ne vous servira pas.
À quoi servent réellement ces produits ?
Chaque famille a un rôle défini, et aucune n'a pour rôle de faire perdre du poids.
Les protéines sont l'appoint le plus solide de la liste, pour deux raisons indépendantes de toute perte de gras : elles sont le macronutriment le plus rassasiant à quantité d'énergie donnée, et un apport protéique élevé associé à un entraînement en résistance contribue à préserver la masse musculaire quand les apports baissent. Une whey isolate ou une clear whey apportent beaucoup de protéines pour peu de calories ; le blanc d'œuf liquide rend le même service en cuisine.
Les brûleurs de graisse portent un nom commercial qui décrit mal leur contenu. Ce sont pour l'essentiel des formules construites autour de la caféine, parfois associées à des extraits de plantes, du chrome ou de la L-carnitine. L'effet que vous ressentirez vient de la caféine : vigilance, sensation d'énergie à l'entraînement. Aucune allégation de perte de poids n'est autorisée pour ces produits. Les mêmes formules existent en gélules, en poudre, ou en version sans caféine lorsque la stimulation pose problème.
Les produits de goût sans sucre — sauces zéro, confitures zéro, arômes et édulcorants — n'ont aucune propriété métabolique. Leur seul intérêt est le plaisir : ils rendent des repas répétitifs mangeables, ce qui n'est pas anecdotique, l'ennui alimentaire étant l'une des premières causes d'abandon.
Les barres protéinées et les snacks protéinés dépannent : une collation transportable, à composition connue. Ce sont des aliments transformés, pas des produits minceur, et ils restent moins rassasiants qu'un repas réel.
Les électrolytes concernent l'hydratation à l'entraînement, quand il fait chaud ou que les séances sont longues. Ils n'ont rien à voir avec la composition corporelle.
Les multivitamines répondent à un problème réel mais indirect : quand l'alimentation se restreint, sa variété diminue souvent en même temps que sa quantité. Un complément multivitaminé est une assurance simple contre cet appauvrissement. Ce n'est pas un outil de perte de poids, et cela ne remplace pas une alimentation variée.
Comment préserver sa masse musculaire ?
C'est l'enjeu qui devrait primer sur le chiffre de la balance. En déficit, l'organisme mobilise ses réserves, et le tissu musculaire en fait partie. Or le muscle est difficile à reconstruire, et sa perte réduit la dépense énergétique de repos, ce qui rend la suite plus difficile. Trois facteurs pèsent réellement, et aucun n'est un complément.
L'entraînement en résistance est le signal qui indique à l'organisme que la masse musculaire doit être conservée. Sans ce stimulus, la perte de muscle en déficit est nettement plus importante.
Un apport protéique nettement plus élevé qu'en période d'entretien, réparti sur la journée plutôt que concentré sur un seul repas. C'est ici que la poudre trouve sa justification la plus défendable : atteindre un total protéique élevé tout en réduisant les calories est plus simple avec une source concentrée. Le rayon protéines détaille les repères chiffrés, y compris ceux de l'ANSES.
Un déficit progressif plutôt qu'abrupt. Plus la restriction est sévère, plus la part de masse non grasse dans la perte augmente. Une chute des charges à l'entraînement est le signal le plus fiable que le déficit est trop marqué.
La créatine monohydrate se poursuit sans inconvénient : elle soutient la performance sur les efforts brefs et intenses, donc le maintien de la charge d'entraînement. Elle retient de l'eau dans la cellule musculaire, ce qui peut masquer temporairement l'évolution du poids sur la balance.
Pourquoi la perte finit-elle par s'arrêter ?
Un ralentissement puis un arrêt sont attendus, pas anormaux. Plusieurs mécanismes se combinent.
La dépense baisse mécaniquement avec le poids : un corps plus léger consomme moins, au repos comme en mouvement. L'activité spontanée diminue aussi, souvent sans qu'on s'en aperçoive. L'appétit, lui, augmente. Et la précision du suivi alimentaire se relâche au fil des semaines : les portions estimées à l'œil dérivent toujours dans le même sens.
Avant de conclure à un plateau, vérifiez la durée d'observation : les variations d'eau, de contenu digestif et de cycle hormonal masquent facilement une évolution réelle sur quelques jours. Un plateau se juge sur une moyenne, pas sur une pesée.
S'il est confirmé, deux voies existent : réduire davantage les apports, ou augmenter la dépense. La première a une limite au-delà de laquelle l'alimentation devient difficilement soutenable et l'apport en micronutriments insuffisant ; la seconde est souvent plus tenable. Une période de retour à l'équilibre, sans restriction, a également sa place. Le calibrage de tout cela relève d'un professionnel qui connaît votre situation, pas d'une page de catégorie.
Pourquoi le poids revient-il souvent ensuite ?
La reprise de poids après une restriction est fréquente et s'explique sans mystère. Les adaptations décrites plus haut — dépense réduite, appétit accru — ne disparaissent pas le jour où la restriction s'arrête : si le retour à l'alimentation habituelle est brutal, les apports repassent largement au-dessus de la dépense.
Le facteur le plus déterminant est ailleurs : une restriction fondée sur des règles que vous ne comptez pas garder ne produit rien de durable. Les habitudes qui ne survivent pas à la période de perte ne protègent pas le résultat. La sortie compte donc autant que la période elle-même, avec une remontée progressive des apports et le maintien de l'entraînement en résistance.
C'est aussi la raison pour laquelle nous ne proposons ni programme alimentaire ni objectif chiffré sur cette page. Un accompagnement réel suppose de connaître vos antécédents, votre traitement éventuel, votre bilan biologique et votre rapport à l'alimentation. Cela relève de votre médecin traitant ou d'un diététicien-nutritionniste, et d'eux seuls. Nous vendons des produits alimentaires ; nous ne remplaçons pas une consultation, et nous ne prétendrons pas le contraire.
Questions fréquentes
C'est quoi un déficit calorique ?
Un état dans lequel votre organisme dépense plus d'énergie qu'il n'en reçoit, sur une durée prolongée : il puise alors dans ses réserves pour combler l'écart. Le déficit n'est pas un régime ni une méthode, c'est le mécanisme commun à toutes les approches qui fonctionnent. Une approche qui donne des résultats crée un déficit, qu'elle le dise ou non.
Comment se mettre en déficit calorique ?
Le principe est d'augmenter la dépense, de réduire les apports, ou les deux. En pratique, cela commence par mesurer avant de modifier : la plupart des gens estiment mal leurs apports réels, presque toujours à la baisse. L'ampleur du déficit qui vous convient dépend de votre poids, de votre composition corporelle, de votre activité, de votre état de santé et de vos traitements. Nous ne donnerons pas de chiffre ici : c'est précisément ce qu'un médecin ou un diététicien-nutritionniste calibre lors d'une consultation.
Combien de kilos peut-on perdre par semaine ?
Les repères généralement retenus par les professionnels de santé situent une perte raisonnable autour de 0,5 à 1 % du poids de corps par semaine, soit environ 0,4 à 0,8 kg pour une personne de 80 kg. Ce n'est pas une limite arbitraire : au-delà, la part de masse musculaire dans la perte augmente, l'apport en micronutriments devient difficile à couvrir, et la restriction devient difficilement tenable — ce qui prépare la reprise. Deux nuances : les premières semaines affichent souvent davantage, parce que l'eau et le contenu digestif se déplacent ; et plus vous êtes léger au départ, plus le rythme raisonnable est lent. Le chiffre adapté à votre situation se détermine en consultation, pas sur une page web.
Peut-on perdre 10 kilos en un mois ?
Pas de manière saine ni durable, et nous préférons le dire clairement plutôt que de vous vendre quelque chose sur cette promesse. Dix kilos en trente jours suppose un déficit d'une ampleur qui dépasse ce qu'un adulte peut tenir sans y laisser du muscle, de la performance et une bonne partie de ses apports en vitamines et minéraux. Ce que la balance affiche dans ce cas est largement de l'eau, du contenu digestif et du tissu maigre — pas seulement de la graisse — et l'expérience montre que la reprise est presque systématique. Les seules situations où une perte aussi rapide est encadrée relèvent d'un suivi médical strict, pour des raisons médicales précises. Si vous avez une échéance en tête, parlez-en à un médecin ou à un diététicien-nutritionniste : un objectif réaliste tenu six mois vous mènera plus loin qu'un mois de restriction sévère.
Peut-on maigrir en arrêtant de manger ?
Non, pas de façon utile, et c'est l'une des pires stratégies possibles. Une restriction extrême fait chuter le poids sur la balance, mais une part importante de cette perte est de l'eau et du tissu musculaire ; la dépense énergétique de repos baisse, l'appétit augmente fortement, et la reprise qui suit dépasse souvent le point de départ. S'y ajoutent des conséquences réelles : fatigue, perte de force, carences, troubles de la concentration et du sommeil. Si l'idée de sauter des repas ou de restreindre sévèrement vous paraît la seule solution, ou si votre rapport à l'alimentation vous pèse, parlez-en à votre médecin : c'est une conversation qui vaut infiniment mieux que n'importe quel produit de ce rayon.
Qu'est-ce qui bloque la perte de poids ?
Dans l'immense majorité des cas, quatre choses très prosaïques, et aucune n'est un « métabolisme bloqué ». La dérive du suivi d'abord : les portions estimées à l'œil dérivent toujours à la baisse, et l'huile, les sauces et les boissons disparaissent du comptage. La baisse mécanique de la dépense ensuite : un corps plus léger consomme moins, et le déficit d'il y a deux mois est devenu une maintenance. La réduction de l'activité spontanée, qu'on ne perçoit pas. Et la durée d'observation : trois jours de balance stable ne sont pas un plateau, il faut raisonner en moyennes sur deux à trois semaines. Si le blocage est confirmé malgré un suivi rigoureux, ou s'il s'accompagne de fatigue inhabituelle ou d'autres symptômes, c'est un médecin qu'il faut voir : certaines causes médicales et certains traitements influencent le poids.
Un brûleur de graisse fait-il maigrir ?
Non, et aucune allégation d'amaigrissement n'est autorisée pour ces produits. Sans déficit calorique, il ne se passe rien. Ce que vous ressentirez vient de la caféine qu'ils contiennent : vigilance et sensation d'énergie à l'entraînement. C'est réel et utile pour maintenir l'intensité des séances, mais sans effet propre sur la masse grasse. Toute communication qui prétend le contraire mérite votre méfiance.
Quelle protéine choisir pendant une phase de déficit ?
Celle qui apporte le plus de protéines pour le moins de calories, et que vous digérez bien. Un isolat ou une clear whey remplissent bien ce rôle, avec très peu de glucides et de lipides. Une whey concentrée fonctionne aussi si elle vous convient et coûte moins cher au kilo de protéine. Le critère décisif reste le total protéique de la journée, pas la catégorie du pot.
Peut-on cibler la perte de graisse du ventre ?
Non. La perte de masse grasse est globale : l'organisme mobilise ses réserves selon une répartition qui dépend de facteurs individuels, notamment génétiques et hormonaux, sur lesquels aucun exercice localisé n'agit. Les abdominaux renforcent les muscles abdominaux, ils ne déstockent pas la graisse qui les recouvre. Aucun complément ni appareil ne modifie cet ordre.
Dans quel ordre perd-on du poids ?
Selon un schéma propre à chacun, que vous ne choisissez pas. Certaines zones se dégarnissent tôt, d'autres tardivement, et les dernières à céder sont souvent celles qui vous préoccupent le plus. C'est une source de découragement classique et cela ne traduit aucune erreur de votre part.
Combien de temps faut-il pour voir un résultat ?
Nous ne donnerons pas de délai, parce qu'il n'en existe pas de valable pour tout le monde et qu'un chiffre annoncé ici serait au mieux inutile, au pire décourageant. Ce qui est vrai en revanche : les premiers jours d'une modification alimentaire déplacent surtout de l'eau et du contenu digestif, ce qui rend la balance trompeuse au démarrage. Jugez sur des moyennes et sur des semaines, et parlez-en à un professionnel de santé si vous voulez un repère adapté à votre situation.
Pourquoi je maigris alors que je mange normalement ?
Cette question n'appelle pas une réponse de magasin de nutrition sportive, et nous n'en donnerons pas. Une perte de poids que vous n'avez pas cherchée, alors que votre alimentation n'a pas changé, mérite d'être explorée par un médecin : les causes possibles sont nombreuses, certaines bénignes, d'autres non, et aucune ne se diagnostique en ligne. Ce que nous pouvons dire d'utile : ne comblez pas l'écart avec des gainers avant d'avoir compris ce qui se passe. Prenez rendez-vous, et faites-le rapidement si la perte est importante ou s'accompagne d'autres symptômes.
Quand faut-il s'inquiéter d'une perte de poids ?
Le repère le plus souvent retenu par les professionnels de santé est une perte involontaire d'environ 5 % du poids de corps en six mois, ou de toute perte rapide que rien n'explique. Consultez sans attendre si elle s'accompagne de fatigue inhabituelle, de fièvre, de sueurs nocturnes, d'une perte d'appétit marquée, de troubles digestifs persistants ou d'une soif inhabituelle. Une perte de poids voulue et progressive, obtenue par une alimentation adaptée et de l'activité physique, n'entre pas dans ce cadre — mais elle mérite aussi un avis médical si elle s'accompagne de fatigue persistante, d'une chute des performances ou d'un rapport à l'alimentation qui devient envahissant.
Que trouve-t-on dans notre sélection ?
Nous retenons les formules dont la composition est intégralement lisible : dosages affichés plutôt que masqués derrière un mélange propriétaire, teneur en caféine indiquée, listes d'ingrédients courtes. Pensez à additionner la caféine de l'ensemble de vos produits — un brûleur, un booster et le café de la journée s'accumulent plus vite qu'on ne le croit ; l'EFSA a publié des repères à ce sujet.
Ces produits sont réservés à l'adulte. Ils sont déconseillés aux femmes enceintes ou allaitantes et aux personnes sensibles à la caféine, et l'avis d'un médecin est un préalable en cas de pathologie, de traitement en cours ou de trouble du sommeil. Lorsque la période de restriction s'achève, le rayon prise de masse repose sur exactement le même principe, inversé.
Où en parler près de Montpellier ?
C'est la catégorie où les promesses commerciales sont les plus fortes et les déceptions les plus fréquentes. Notre boutique de Vendargues, à une dizaine de minutes de Montpellier, est l'endroit où l'on vous dira sans détour ce qui, dans ce rayon, ne vous servira à rien — et où l'on vous orientera vers un médecin ou un diététicien-nutritionniste lorsque c'est de cela que vous avez besoin. Nous expédions partout en France et en Europe.
Sources : ANSES pour les références nutritionnelles et l'avis sur les compléments destinés aux sportifs, EFSA pour les allégations autorisées et les repères sur la caféine. Ces informations ne remplacent pas un avis médical. À intégrer dans une alimentation variée et un mode de vie sain.
Pour aller plus loin : manger équilibré et ajuster les quantités.
