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Qu'est-ce que Olimp Carbonox ?
Olimp Carbonox est une poudre de glucides à diluer, destinée à l'effort, produite par Olimp Sport Nutrition, marque polonaise. Elle se dose à 50 g et se boit avant, pendant ou après une séance.
Le corps de la formule est un mélange de trois hydrates de carbone : maltodextrines, glucose et isomaltulose. S'y ajoutent du chlorhydrate de L-arginine, deux correcteurs d'acidité (acide malique, acide citrique), un ensemble de vitamines et de minéraux, des arômes, deux édulcorants (acésulfame-K et sucralose) et des colorants selon le parfum. Les saveurs référencées : Fraise, Citron, Orange, Ananas et Pamplemousse.
Une précision de méthode avant d'aller plus loin. Cette fiche ne reprend aucune promesse de « stabilité glycémique pendant deux heures » ni de durée d'énergie chiffrée : ces affirmations circulent sur ce produit, elles ne sont adossées à aucune source vérifiable et elles ne figurent plus ici. Le poids net du pot, lui, n'apparaît pas dans les données produit dont nous disposons pour cette référence : il est imprimé sur l'emballage, et nous raisonnons donc en doses de 50 g plutôt qu'en nombre de doses par pot.
Que contient une dose de 50 g de Carbonox ?
Une dose apporte 47,5 g de glucides, dont 12,5 g de sucres, pour 816 kJ / 192 kcal, 0,5 g de protéines, 0 g de matières grasses et 0,025 g de sel. Elle contient aussi 500 mg de chlorhydrate de L-arginine, soit 410 mg de L-arginine.
La particularité du produit tient à son enrichissement. Les vitamines y sont dosées à un niveau régulier : chacune de celles qui sont chiffrées apporte 20 % de la VNR par dose de 50 g. Côté minéraux, le chrome monte à 94 % et le manganèse à 50 %, tandis que le calcium et le magnésium restent sous les 15 % qui conditionnent toute allégation.
| Nutriment | Pour 100 g | Par dose de 50 g | % VNR par dose |
|---|---|---|---|
| Énergie | 1 632 kJ / 384 kcal | 816 kJ / 192 kcal | 10 % |
| Matières grasses | 0 g | 0 g | 0 % |
| Glucides | 95 g | 47,5 g | 18 % |
| dont sucres | 25 g | 12,5 g | 14 % |
| Protéines | 1 g | 0,5 g | 1 % |
| Sel | 0,05 g | 0,025 g | < 1 % |
| L-arginine (issue du chlorhydrate) | 820 mg | 410 mg | * |
| Vitamine C | 32 mg | 16 mg | 20 % |
| Vitamine E | 4,8 mg | 2,4 mg | 20 % |
| Vitamine A | 320 µg | 160 µg | 20 % |
| Niacine | 6,4 mg | 3,2 mg | 20 % |
| Vitamine B1 | 0,44 mg | 0,22 mg | 20 % |
| Vitamine B2 | 0,56 mg | 0,28 mg | 20 % |
| Vitamine B6 | 0,56 mg | 0,28 mg | 20 % |
| Vitamine B12 | 1 µg | 0,5 µg | 20 % |
| Acide folique | 80 µg | 40 µg | 20 % |
| Biotine | 20 µg | 10 µg | 20 % |
| Calcium | 176 mg | 88 mg | 11 % |
| Magnésium | 82,5 mg | 41,25 mg | 11 % |
| Fer | 12 mg | 6 mg | 43 % |
| Manganèse | 2 mg | 1 mg | 50 % |
| Chrome | 75 µg | 37,5 µg | 94 % |
| Sélénium | 8 µg | 4 µg | 7 % |
* Aucune VNR n'est établie pour la L-arginine, et aucune allégation de santé ne lui est autorisée : elle figure dans la composition, elle ne constitue pas un argument d'efficacité. Deux réserves sur le tableau, que nous préférons écrire plutôt que d'arrondir. La liste d'ingrédients mentionne douze vitamines, mais seules dix sont chiffrées : la vitamine D et l'acide pantothénique apparaissent dans la composition sans teneur communiquée. De même, la liste mentionne huit minéraux — l'iode et le molybdène s'ajoutant aux six du tableau — mais six seulement sont chiffrés. Nous n'inventons pas les quatre lignes manquantes.
Les teneurs vérifiées autorisent les libellés européens suivants, et uniquement ceux-là : les vitamines C, B1, B2, B6, B12, la niacine, la biotine, le fer et le manganèse contribuent à un métabolisme énergétique normal ; les vitamines C, B2, B6, B12, la niacine, l'acide folique et le fer contribuent à réduire la fatigue ; la vitamine E contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif ; la vitamine A contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et au maintien d'une vision normale ; le chrome contribue au métabolisme normal des macronutriments. Le rayon multivitamines couvre le même terrain hors contexte d'effort.
Sur les glucides eux-mêmes, une allégation européenne existe bien, mais sa condition d'emploi impose un apport de l'ordre de 4 g de glucides par kilogramme de poids corporel après l'effort. Pour une personne de 75 kg, cela représente 300 g de glucides, soit six doses. Une dose de 50 g ne remplit pas cette condition : nous ne revendiquons donc rien de ce côté.
Comment prendre Olimp Carbonox ?
Le fabricant indique une dosette de 50 g dans 100 à 200 ml d'eau, à mélanger énergiquement pendant au moins 10 secondes. La quantité conseillée est de 2 à 4 doses par jour selon l'intensité de l'entraînement et le poids corporel — soit 95 à 190 g de glucides quotidiens apportés par ce seul produit.
Trois moments sont proposés : 30 minutes avant l'effort, pendant la séance par petites gorgées, et immédiatement après. Aucune durée de cure n'est indiquée par le fabricant, et il n'y a pas lieu d'en fixer une : une poudre de glucides se prend en fonction de la charge d'entraînement, pas en cure.
Une remarque pratique sur la dilution. Cinquante grammes dans 100 ml donnent une solution très concentrée, qui ralentit la vidange gastrique et gêne beaucoup de sportifs pendant l'effort. Si vous buvez la préparation en courant ou en pédalant, allez au-delà des 200 ml annoncés et diluez dans 500 à 700 ml. La fourchette du fabricant convient mieux à une prise en une fois, après la séance.
À qui convient Carbonox, et à qui il ne convient pas ?
Le produit s'adresse aux adultes dont la charge d'entraînement est réelle : séances longues, enchaînements, sports d'endurance, ou prise de masse où l'apport calorique par l'alimentation solide devient difficile à tenir. Si vous vous entraînez une heure trois fois par semaine, une dose de 192 kcal de glucides rapides n'a pas d'utilité et s'ajoute simplement à votre bilan calorique.
Le fabricant indique clairement que le produit ne convient pas aux diabétiques. Il le déconseille aux femmes enceintes et allaitantes ainsi qu'aux moins de 18 ans, et rappelle de ne pas dépasser la dose journalière. Il est fabriqué dans une usine qui traite le lait, les œufs, le soja, les fruits à coque, les arachides, le gluten, les poissons, les crustacés et les mollusques : les traces sont possibles. Toute question relative à un traitement ou à une pathologie appartient à votre médecin ou à votre pharmacien.
Ce qu'il ne faut pas en attendre : ce n'est pas un produit de perte de poids, c'est l'inverse. Ce n'est pas non plus un substitut de repas, malgré les vitamines : 0,5 g de protéines par dose ne nourrit rien. Et ce n'est pas un pré-entraînement, il ne contient pas de caféine. Enfin, aucune promesse de durée d'énergie ne peut être tenue : le rythme auquel vous videz vos réserves dépend de l'intensité, de votre alimentation de la journée et de votre entraînement, pas de la composition d'une poudre.
Carbonox ou une maltodextrine pure ?
La question se pose vraiment, parce que l'écart de prix au kilo de glucides est important.
Une maltodextrine pure est le meilleur choix quand vous consommez de gros volumes de glucides, quand vous voulez piloter précisément votre apport, ou quand vous prenez déjà des vitamines par ailleurs — les 20 % de VNR de Carbonox s'additionnent alors à ce que vous avalez d'un autre côté, et l'intérêt fond. Elle est aussi préférable si vous mélangez vos glucides à une protéine ou à des acides aminés dans la même bouteille : moins il y a d'arômes et d'acidifiants, plus le mélange se comporte bien.
Carbonox se défend quand vous cherchez une boisson prête à l'emploi, agréable à boire, et que le complément vitaminique remplace une multivitamine que vous ne prenez pas. Si c'est le confort digestif sur les efforts très longs qui vous préoccupe, regardez plutôt la cyclodextrine, dont l'osmolarité est plus favorable, ou le waxy maize. Et pour couvrir simplement les calories d'une phase de prise de poids, une association glucides et protéines travaille mieux que des glucides seuls.
Questions fréquentes
Quelle est la part de maltodextrine dans Carbonox ?
Le fabricant ne publie pas la répartition entre les trois sources. La liste d'ingrédients place le mélange d'hydrates de carbone en tête, avec les maltodextrines nommées avant le glucose puis l'isomaltulose, ce qui indique un ordre décroissant de quantité sans donner de grammages. Nous ne les estimons pas.
Combien de doses de 50 g peut-on prendre par jour ?
De deux à quatre selon l'intensité de l'entraînement et le poids corporel, d'après le fabricant. Cela représente 95 à 190 g de glucides et 384 à 768 kcal apportés par ce seul produit. Comptez-les dans votre bilan de la journée : c'est de l'énergie, pas un supplément neutre.
Carbonox convient-il aux diabétiques ?
Non. Le fabricant l'écrit explicitement, et la composition le confirme : 47,5 g de glucides par dose dont 12,5 g de sucres. Aucune formulation multi-sources ne change cette donnée. Si vous êtes concerné, cette question relève de votre médecin, pas d'une fiche produit.
Le tableau nutritionnel change-t-il selon la saveur ?
Les valeurs publiées valent pour la gamme ; seuls les colorants varient selon le parfum, comme l'indique la liste d'ingrédients. Les saveurs référencées sont Fraise, Citron, Orange, Ananas et Pamplemousse. Les deux édulcorants, acésulfame-K et sucralose, sont communs à toutes.
Carbonox contient-il du gluten ?
Aucun ingrédient contenant du gluten ne figure dans la composition, mais l'usine traite également le gluten, ainsi que le lait, les œufs, le soja, les fruits à coque, les arachides, les poissons, les crustacés et les mollusques. En cas de maladie cœliaque, ce risque de traces est à prendre au sérieux.
Combien de vitamines et de minéraux sont réellement chiffrés ?
Dix vitamines sur les douze présentes dans la liste d'ingrédients, et six minéraux sur les huit. La vitamine D, l'acide pantothénique, l'iode et le molybdène apparaissent dans la composition sans teneur communiquée. C'est une lacune de l'étiquette, pas une omission de notre part, et elle empêche d'utiliser la moindre allégation pour ces quatre nutriments.
Peut-on le mélanger avec une protéine ?
Oui, sans interaction connue, et l'association glucides plus protéines a du sens après une séance longue. Sachez seulement que les acidifiants de Carbonox, acide malique et acide citrique, peuvent modifier la texture d'une whey. Une maltodextrine neutre se mélange plus proprement si c'est votre usage principal.
Faut-il le prendre pendant ou après l'effort ?
Les deux sont proposés par le fabricant. Pendant l'effort, diluez largement — 500 à 700 ml plutôt que les 200 ml annoncés — pour éviter l'inconfort digestif d'une solution trop concentrée. Après l'effort, la dilution serrée ne pose pas de problème puisque la boisson est avalée en une fois.
Où acheter Olimp Carbonox ?
Cette page permet de commander les saveurs, et nous expédions partout en France et en Europe. Dans notre boutique de Vendargues, à une dizaine de minutes de Montpellier, c'est le genre de produit qu'il vaut mieux discuter avant d'acheter : la première question que nous posons est le nombre d'heures d'entraînement par semaine, parce qu'en dessous d'un certain volume, une poudre de glucides n'a rien à apporter. Le reste du rayon est dans notre nutrition sportive.
Qu'est-ce que la Maltodextrine de Sinob ?
Sinob Maltodextrine est une poudre de glucides neutre, sans arôme ni édulcorant, composée à 100 % de maltodextrine issue d'amidon de maïs hydrolysé. Elle apporte 96 g de glucides pour 100 g de poudre, dont moins de 1 g de sucres.
La maltodextrine est obtenue en découpant l'amidon en chaînes plus courtes. Le degré de découpage se mesure par un indice, le dextrose équivalent, et celui-ci vaut ici DE19. C'est une information technique que peu de marques publient, et elle est pourtant décisive : plus le DE est élevé, plus les chaînes sont courtes et plus l'absorption est rapide, mais plus la boisson devient sucrée et osmotique. Un DE19 se situe dans la zone intermédiaire, celle qui reste rapide sans peser sur l'estomac. Le reste de la gamme allemande figure dans notre rayon Sinob.
Le poids net du conditionnement n'est pas publié par le fabricant dans les informations dont nous disposons ; l'emballage que vous recevez le porte.
Que contient une portion de 30 g ?
| Valeurs | Pour 100 g | Par portion de 30 g |
|---|---|---|
| Énergie | 1 634 kJ / 384 kcal | 115 kcal |
| Protéines | 0 g | 0 g |
| Glucides | 96 g | 29 g |
| dont sucres | moins de 1 g | moins de 0,3 g |
| Lipides | 0 g | 0 g |
| Fibres | 0 g | 0 g |
| Sel | moins de 0,01 g | quantité négligeable |
| Dextrose équivalent | DE19 | |
Le fabricant indique un indice glycémique d'environ 95 et une vitesse d'absorption de 15 à 30 minutes. Ces valeurs sont cohérentes avec un DE19 : c'est un glucide rapide, conçu pour arriver vite, pas pour tenir longtemps.
96 g de glucides pour moins de 1 g de sucres, c'est le point qui déroute le plus. Comment une poudre peut-elle être presque entièrement glucidique sans contenir de sucres ? Parce que la maltodextrine est un polymère : ses chaînes sont trop longues pour entrer dans la définition réglementaire des sucres, qui ne compte que les mono et disaccharides. Sur le plan glycémique, en revanche, elle se comporte comme du glucose, avec un indice supérieur à celui du sucre de table. Il faut le savoir avant de la présenter comme un produit « sans sucre » : nutritionnellement, elle en a tous les effets métaboliques.
Le second point qui compte, c'est la neutralité totale. Aucun arôme, aucun édulcorant, aucun additif, aucun conservateur. Cela signifie deux choses en pratique. D'abord, elle ne perturbe le goût d'aucune préparation, ce qui permet de l'ajouter à une whey, à un porridge ou à une boisson d'entraînement sans rien changer. Ensuite, elle est très légèrement sucrée en bouche mais reste fade seule : la boire à l'eau sans rien d'autre est une expérience assez ingrate.
Aucune allégation de santé n'existe pour la maltodextrine, et il n'y a rien à en attendre d'autre que ce qu'elle est : un apport de glucides rapides, propre, sans matière grasse et sans protéine. C'est un ingrédient, pas un produit à effet.
Liste des ingrédients
Maltodextrine 100 % (amidon de maïs hydrolysé), dextrose équivalent DE19. Sans additif, sans conservateur. Origine végétale. Convient aux régimes halal, végétalien, sans lactose et sans gluten. Aucun allergène dans la composition. Traces possibles de GLUTEN, LAIT, SOJA et ŒUFS liées à l'environnement de production — une nuance à connaître si vous êtes cœliaque, la formule elle-même étant sans gluten.
Comment utiliser la Maltodextrine ?
Dose : 30 g par prise, 30 à 60 g par jour en prise de masse, répartis en deux ou trois fois. Liquide : 300 à 500 ml d'eau. Moment : pendant l'entraînement, juste après, ou entre deux repas. Fréquence : selon vos besoins caloriques. Durée : aucune notion de cure, c'est un aliment.
Diluez largement. C'est la règle la plus importante avec une maltodextrine : une solution trop concentrée est hyperosmotique, elle attire l'eau dans l'intestin et provoque crampes et diarrhée pendant l'effort. Une concentration de 6 à 8 %, soit 30 g dans 400 à 500 ml, est la zone confortable. C'est précisément l'erreur que font ceux qui vident trois dosettes dans un shaker de 500 ml et s'étonnent du résultat.
Pendant une séance longue, sirotez plutôt que d'avaler d'un coup : l'objectif est d'apporter un flux régulier de glucides, pas un pic. Après l'entraînement, en revanche, la prise rapide a du sens et se combine très bien avec une protéine dans le même shaker.
En prise de masse, l'usage le plus efficace n'est pas le shaker mais l'ajout discret : 30 g dans un porridge, dans une crème de riz, dans une compote. Cela ajoute 115 kcal sans ajouter de volume ni de satiété, ce qui est exactement le problème à résoudre quand on n'arrive plus à manger.
À qui convient la Maltodextrine, et à qui elle ne convient pas ?
Elle convient à quelqu'un en prise de masse qui n'arrive pas à atteindre son quota calorique, à un pratiquant d'endurance qui a besoin de glucides pendant l'effort, et à celui qui veut fabriquer sa propre boisson d'entraînement plutôt que d'acheter une formule toute faite.
Elle convient aussi à ceux qui fuient les additifs : un seul ingrédient, rien d'autre, c'est aussi court qu'une étiquette puisse l'être.
Elle ne convient pas si vous êtes en déficit calorique ou en période de sèche : 115 kcal de glucides rapides par portion, c'est exactement ce que vous cherchez à réduire. Elle ne convient pas non plus si vous avez une glycémie à surveiller — avec un indice glycémique proche de 95, elle produit une montée rapide, et la question se pose à votre médecin avant l'achat.
Une précision sur le gluten : la maltodextrine est ici issue de maïs, donc sans gluten par nature, et le fabricant l'indique. Il signale toutefois des traces possibles liées à l'environnement de production. Pour une maladie cœliaque, cette nuance compte.
Ce qu'il ne faut pas en attendre : ce n'est pas un produit de performance en soi. Elle n'améliore rien chez quelqu'un dont les réserves de glycogène sont pleines, et elle ne remplace pas un repas — aucune protéine, aucune matière grasse, aucun micronutriment. C'est du carburant pur, utile quand il en manque, inutile quand il y en a assez.
Maltodextrine, cyclodextrine ou waxy maize ?
Les trois familles occupent le même rayon et se distinguent par leur vitesse de vidange gastrique.
La maltodextrine est la plus simple et la moins chère au gramme. Avec un DE19, elle quitte l'estomac rapidement et convient à la grande majorité des usages : prise de masse, boisson d'entraînement modérée, recharge après l'effort. Son défaut est son osmolarité : mal diluée, elle pèse sur l'intestin.
La cyclodextrine a une masse moléculaire beaucoup plus élevée et une osmolarité plus basse, ce qui lui permet de quitter l'estomac encore plus vite sans appeler d'eau. C'est le meilleur choix pour les séances longues et intenses, pour les sports d'endurance, et pour ceux qui ont un estomac fragile pendant l'effort. Elle coûte nettement plus cher.
Le waxy maize se situe entre les deux : amidon de maïs cireux non hydrolysé, à digestion un peu plus progressive, souvent choisi pour les collations autour de l'entraînement plutôt que pendant.
Si votre objectif est purement calorique et non lié à la séance, une farine de riz ou un gainer complet apportent davantage qu'une maltodextrine seule, parce qu'ils ajoutent des protéines et des micronutriments que celle-ci n'a pas.
Questions fréquentes
Que signifie DE19 ?
DE veut dire dextrose équivalent : c'est la mesure du degré d'hydrolyse de l'amidon. Plus l'indice est élevé, plus les chaînes sont courtes, plus l'absorption est rapide et plus la solution devient osmotique. DE19 correspond à une maltodextrine intermédiaire, rapide sans être agressive pour l'estomac. Peu de marques publient ce chiffre.
Pourquoi 96 g de glucides mais moins de 1 g de sucres ?
Parce que la réglementation ne compte comme sucres que les mono et disaccharides. La maltodextrine est formée de chaînes plus longues, qui n'entrent pas dans cette définition. Sur le plan métabolique, en revanche, elle se comporte comme un glucide rapide, avec un indice glycémique supérieur à celui du sucre de table.
Combien faut-il en diluer ?
30 g dans 400 à 500 ml d'eau, soit une concentration de 6 à 8 %. Au-delà, la solution devient hyperosmotique et provoque des troubles digestifs pendant l'effort. C'est de très loin la cause la plus fréquente des mauvaises expériences avec ce type de produit.
Contient-elle du gluten ?
Non, la maltodextrine est ici issue d'amidon de maïs, naturellement sans gluten, et le fabricant l'indique. Il signale toutefois des traces possibles de gluten liées à l'environnement de production. Pour une maladie cœliaque, cette nuance mérite d'être vérifiée sur l'emballage reçu.
Peut-on la mélanger à une whey ?
Oui, et c'est l'usage le plus courant après l'entraînement. Le mélange n'altère ni le goût ni la texture de la protéine, la maltodextrine étant neutre. Comptez 30 g de maltodextrine pour 30 g de protéine si votre objectif est la reconstitution des réserves après une séance intense.
Convient-elle pendant une sèche ?
Rarement. Ce sont 115 kcal de glucides rapides par portion, sans satiété ni micronutriment, c'est-à-dire exactement ce qu'un déficit calorique cherche à réduire. La seule exception concerne les séances très longues où un apport pendant l'effort reste justifié malgré le déficit.
Y a-t-il un goût ?
Très peu. La poudre est légèrement sucrée en bouche mais reste globalement neutre, sans arôme ni édulcorant ajouté. C'est ce qui en fait un bon ingrédient à mélanger, et un produit assez fade à boire seul dans de l'eau.
Où acheter la Maltodextrine de Sinob ?
Elle se commande depuis cette page, et nous expédions partout en France et en Europe. À la boutique de Vendargues, à une dizaine de minutes de Montpellier, c'est le produit le plus simple du rayon et celui sur lequel nous donnons pourtant le plus de conseils : presque tous les problèmes rencontrés avec une maltodextrine viennent d'un shaker trop concentré, jamais de la poudre. Le reste du rayon glucides se parcourt dans notre nutrition sportive.
Qu'est-ce que le TrainedByJP Sustain ?
Sustain est une boisson de l'effort en poudre, à siroter pendant l'entraînement, conditionnée en pot de 1,8 kg soit 60 doses de 30 g. Les saveurs référencées : Orange & Mango et Berry Burst.
Sa particularité tient à la composition glucidique, que le fabricant appelle Tri-Carb Complex : 25 g de glucides par dose, répartis entre trois sources aux vitesses d'assimilation différentes — dextrine cyclique, palatinose et fructose. L'idée est d'étaler l'apport dans le temps plutôt que de le concentrer sur une seule voie.
S'y ajoutent une poudre d'eau de coco, du glycérol monostéarate et du sel rose de l'Himalaya. Le produit ne contient aucun stimulant : ce n'est pas un pré-workout, c'est un carburant. Le reste de la gamme britannique se trouve dans notre rayon TrainedByJP.
Que contient une dose de 30 g ?
| Élément | Par dose de 30 g | Pour 100 g* | Rôle déclaré |
|---|---|---|---|
| Énergie | environ 100 kcal | environ 333 kcal | — |
| Tri-Carb Complex, total | 25 g | 83,3 g | Apport glucidique |
| dont dextrine cyclique (amidon d'orge) | 10 g | 33,3 g | Glucide à assimilation rapide |
| dont palatinose | 10 g | 33,3 g | Glucide à assimilation lente |
| dont fructose | 5 g | 16,7 g | Voie d'absorption distincte du glucose |
| CocoMineral, poudre d'eau de coco | quantité non communiquée | — | Apport d'électrolytes |
| Glycérol monostéarate | quantité non communiquée | — | Hydratation |
| Sel rose de l'Himalaya | quantité non communiquée | — | Apport de sodium |
| Lipides, protéines, sel | non déclarés | non déclarés | — |
* Colonne calculée à partir de la dose de 30 g déclarée par le fabricant. La valeur énergétique n'est donnée qu'en kilocalories et de façon approximative, et le tableau nutritionnel complet — lipides, protéines, sel, sucres — n'est pas publié. Nous ne l'inventerons pas.
Le chiffre qui structure le produit, ce sont les 25 g de glucides pour 30 g de poudre. Autrement dit, plus de 83 % du sachet est du carburant, ce qui laisse peu de place à autre chose — arôme, acide citrique, colorant à la betterave, sucralose. C'est cohérent avec un produit d'effort.
La répartition mérite qu'on s'y arrête, parce que c'est elle qu'on achète. La dextrine cyclique se vide rapidement de l'estomac et fournit de l'énergie sans lourdeur. Le palatinose, ou isomaltulose, est un sucre à assimilation lente qui étale l'apport. Le fructose, enfin, emprunte un transporteur intestinal différent du glucose : associer les deux permet en pratique d'absorber davantage de glucides par heure qu'avec une source unique. C'est le vrai argument technique de cette formule, et il tient debout.
Ce que nous ne pouvons pas évaluer : les quantités d'eau de coco, de glycérol et de sel rose ne sont pas publiées. Sur une boisson de l'effort, la teneur en sodium est pourtant la deuxième information la plus importante après les glucides — c'est elle qui décide si le produit couvre vos pertes en sueur. Sans ce chiffre, nous ne pouvons pas vous dire s'il faut ajouter des électrolytes à côté. Le fabricant le suggère lui-même selon la chaleur et l'intensité de la sudation, ce qui laisse penser que l'apport reste modeste.
Comment utiliser le Sustain ?
Dose : 30 g. Liquide : 750 ml d'eau froide. Moment : pendant la séance, en commençant 15 à 20 minutes après le début. Fréquence : une gourde par séance longue. Durée : aucune, c'est un aliment d'effort.
Le volume de 750 ml n'est pas indicatif : c'est ce qui fait de ce produit une gourde et non un shaker. Vous le sirotez par petites gorgées sur toute la durée de l'effort, et c'est ce mode de consommation qui permet d'absorber 25 g de glucides sans inconfort digestif. Avalé d'un coup, le même liquide poserait problème.
Le fabricant donne trois protocoles chiffrés. Séances de plus de 90 minutes : consommation continue par petites gorgées. Entraînements de haute intensité : commencez 15 à 20 minutes après le début de la séance. Sports d'endurance : répartissez sur la durée totale de l'effort.
Une consigne à respecter : prenez le Sustain séparément de vos EAA ou de votre protéine. Le fabricant le précise, et c'est justifié — une boisson glucidique et une boisson d'acides aminés dans la même gourde ne se digèrent pas aussi bien qu'attendu. Si vous consommez des EAA pendant l'effort, alternez plutôt que de mélanger.
Le pot de 1,8 kg couvre 60 doses. À raison de trois séances longues par semaine, cela représente environ cinq mois. Conservez au sec, en refermant bien.
À qui convient le Sustain, et à qui il ne convient pas ?
Il convient d'abord aux efforts qui durent : sortie longue à vélo, course de plus d'une heure et demie, trail, séance de force à haut volume, sport collectif avec double entraînement. C'est là que 25 g de glucides pendant l'effort changent réellement quelque chose. Le fait qu'il ne contienne aucun stimulant en fait aussi un produit utilisable le soir, contrairement à un pré-workout.
Il contient du GLUTEN, l'amidon d'orge en étant la source. C'est une information décisive et rarement mise en avant sur cette catégorie : les personnes cœliaques doivent s'abstenir. Le produit est par ailleurs fabriqué dans une installation manipulant lait, soja et œufs.
Il est déconseillé aux enfants, aux femmes enceintes et allaitantes. Le fabricant appelle également à la prudence en cas de diabète ou de trouble du métabolisme glucidique : c'est logique pour une boisson qui apporte 25 g de glucides d'un coup, et cette question relève de votre médecin.
Il ne convient pas à une séance de moins d'une heure. Pour une séance de musculation ordinaire, vos réserves de glycogène suffisent largement, et boire 100 kcal pendant l'entraînement ajoute simplement 100 kcal à votre journée. Il ne convient pas non plus si vous êtes en déficit calorique strict, pour la même raison.
Ce qu'il ne faut pas en attendre : aucun coup de fouet. Sans caféine ni stimulant, vous ne ressentirez rien d'immédiat — ce que vous devriez constater, c'est de ne pas s'effondrer à la deuxième heure. C'est un produit qui se juge sur la fin de l'effort, pas sur les dix premières minutes.
Sustain ou de la dextrine cyclique seule ?
C'est le vrai arbitrage, et il se joue sur le prix autant que sur la formule.
De la dextrine cyclique achetée seule coûte nettement moins cher au gramme de glucide, et c'est le glucide d'effort le mieux établi de la catégorie : vidange gastrique rapide, très bonne tolérance digestive, aucun goût sucré marqué. C'est le meilleur choix si vous voulez piloter votre dose vous-même, si vous préférez un produit à un seul ingrédient, ou si votre budget compte — vous pouvez y ajouter votre propre sel et vos propres électrolytes pour quelques centimes.
Le Sustain apporte deux choses qu'une dextrine seule n'a pas. La première : le fructose, qui emprunte un transporteur intestinal distinct et permet d'absorber plus de glucides par heure sur un effort long. La seconde : le palatinose, qui étale l'apport et évite le pic suivi du creux. Ajoutez le goût, l'eau de coco et le sel, et vous avez une boisson prête, ce qu'une poudre neutre n'est pas.
Si votre effort dure moins d'une heure trente, l'écart entre les deux ne se verra pas, et la maltodextrine ou le waxy maize feront le travail pour beaucoup moins cher. Au-delà de deux heures, la formule multi-sources prend tout son sens.
Questions fréquentes
Pourquoi trois sources de glucides différentes ?
Parce qu'elles n'empruntent pas les mêmes voies. Le glucose et le fructose passent par des transporteurs intestinaux distincts, ce qui permet d'absorber davantage de glucides par heure en associant les deux qu'en misant sur une seule source. Le palatinose, plus lent, étale l'apport sur la durée. Sur un effort de deux heures, cette répartition a un intérêt réel.
Faut-il vraiment 750 ml d'eau ?
Oui, et c'est ce qui distingue une boisson de l'effort d'un shaker. À 750 ml sirotés sur la durée de la séance, la concentration en glucides reste basse et l'estomac suit. Dans 300 ml avalés d'un coup, les mêmes 25 g deviennent inconfortables pendant l'effort.
Contient-il du gluten ?
Oui. L'amidon d'orge qui sert de base à la dextrine cyclique en apporte, et le fabricant le déclare comme allergène. Les personnes cœliaques doivent s'abstenir. C'est un point sur lequel cette formule se distingue de la plupart des dextrines cycliques du rayon, souvent issues d'amidon de maïs ou de tapioca.
Combien de doses dans le pot ?
Soixante doses de 30 g pour 1,8 kg. À trois séances longues par semaine, cela couvre environ cinq mois. C'est un format qui n'a de sens que si vous enchaînez régulièrement des efforts de plus d'une heure et demie.
Peut-on le mélanger à des EAA ou à de la protéine ?
Le fabricant conseille de les prendre séparément. Mélanger une boisson glucidique et une source d'acides aminés dans la même gourde ralentit la vidange gastrique et augmente le risque d'inconfort pendant l'effort. Si vous consommez les deux, alternez les gorgées plutôt que les gourdes.
Contient-il assez d'électrolytes pour une séance en été ?
Nous ne pouvons pas le dire : les quantités d'eau de coco et de sel rose ne sont pas publiées. Le fabricant suggère lui-même d'ajouter des électrolytes selon les conditions climatiques et l'intensité de la sudation, ce qui laisse penser que l'apport de base reste modeste. Sur un effort long par forte chaleur, prévoyez un complément.
Convient-il à une séance de musculation d'une heure ?
Pas vraiment. Sur une heure de musculation, vos réserves de glycogène couvrent largement l'effort, et boire 100 kcal supplémentaires n'apporte rien d'autre que 100 kcal. Ce produit prend son sens au-delà de 90 minutes, ou sur des efforts d'endurance continus.
Où acheter le TrainedByJP Sustain ?
Les saveurs se commandent depuis cette page, et nous expédions partout en France et en Europe. Sur un pot de 60 doses, mieux vaut être sûr de la saveur : à 750 ml par séance, un parfum qui lasse devient vite un problème.
À la boutique de Vendargues, à une dizaine de minutes de Montpellier, c'est un produit dont nous parlons en commençant par une question simple : combien de temps dure votre séance ? En dessous d'une heure trente, nous conseillons autre chose, et souvent moins cher. Le reste des glucides d'effort se compare dans notre nutrition sportive.
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La maltodextrine, c'est quoi exactement ?
La maltodextrine est un glucide obtenu par hydrolyse partielle d'un amidon. On part d'un amidon végétal — le plus souvent du maïs en Europe, parfois du blé, du riz, de la pomme de terre ou du manioc — et on coupe ses longues chaînes en fragments plus courts à l'aide d'enzymes ou d'acides. Le résultat est une poudre blanche, très soluble, presque sans goût.
Le degré de découpe se mesure par le dextrose équivalent (DE). Par convention, une maltodextrine a un DE compris entre 3 et 20 : en dessous, on reste dans l'amidon ; au-dessus de 20, on parle de sirop de glucose. Plus le DE est élevé, plus les chaînes sont courtes, plus la poudre est sucrée et rapidement assimilée.
Côté valeurs nutritionnelles, il n'y a aucune surprise : environ 4 kcal par gramme, soit 380 à 400 kcal pour 100 g de poudre, dont 95 à 100 g de glucides, sans protéines, sans lipides, sans fibres. C'est un apport énergétique pur, rien d'autre.
Deux particularités expliquent son succès en nutrition sportive. Elle ne sucre presque pas la bouche, alors qu'elle se comporte dans l'organisme comme un glucide rapide. Et, constituée de chaînes plutôt que de molécules isolées, elle exerce une pression osmotique plus faible que la même quantité de glucose : à concentration égale, une boisson de maltodextrine est mieux tolérée par l'estomac.
La maltodextrine est-elle dangereuse ?
C'est de loin la question la plus posée sur ce produit, et elle mérite une réponse précise plutôt qu'un slogan.
La maltodextrine est un ingrédient alimentaire autorisé en Europe, utilisé depuis des décennies dans l'agroalimentaire comme dans les préparations pour sportifs. Elle n'a pas de dose journalière limite fixée et rien, dans les évaluations sanitaires disponibles, ne la classe comme substance toxique. Ce n'est pas un additif suspect : c'est de l'amidon découpé.
Cela ne veut pas dire qu'elle est anodine. Trois points méritent une vraie attention :
- Son index glycémique est très élevé. Les tables la situent dans le haut du classement, au niveau du glucose. Prise en dehors d'un effort, elle provoque une montée rapide de la glycémie suivie d'une redescente, avec la fatigue et la faim qui vont souvent avec. C'est l'inconvénient principal, et il concerne tout le monde.
- Elle est très facile à consommer en excès. Elle ne remplit pas l'estomac et se boit sans y penser : cent grammes de poudre, ce sont près de 400 kcal qu'on n'a pas eu l'impression de manger. Chez qui n'en dépense pas l'équivalent, c'est un excédent silencieux.
- La question du microbiote reste ouverte. Des travaux expérimentaux, menés pour l'essentiel in vitro ou sur l'animal, ont suggéré qu'une consommation élevée de maltodextrine pourrait modifier la flore intestinale ou la couche de mucus qui protège la paroi. Ces résultats ont beaucoup circulé ; nous ne les présenterons pas comme une preuve, car les données humaines sont à ce jour trop limitées pour conclure dans un sens comme dans l'autre. Affirmer que le risque est démontré serait malhonnête ; dire que la question est réglée le serait tout autant. En cas de maladie inflammatoire chronique de l'intestin, parlez-en à votre médecin avant d'en consommer régulièrement.
Pour les personnes diabétiques, la maltodextrine n'est pas un produit à intégrer de sa propre initiative : son effet sur la glycémie est comparable à celui du glucose. Toute utilisation doit être discutée avec le médecin qui suit le traitement.
Les effets secondaires réellement fréquents, eux, sont digestifs et dépendent de la concentration de la boisson : ballonnements, crampes, transit accéléré au-delà de 8 g de poudre pour 100 ml d'eau. Diluer davantage suffit presque toujours. Détail peu connu : une boisson glucidique sirotée pendant une heure entretient un milieu favorable aux caries — rincez-vous la bouche en fin de séance.
La maltodextrine contient-elle du gluten ?
En Europe, la très grande majorité des maltodextrines destinées au sport sont issues du maïs, qui ne contient pas de gluten. C'est le cas par défaut, et l'origine botanique figure sur l'étiquette.
Le cas du blé demande une explication. La réglementation européenne sur l'information des consommateurs exempte spécifiquement les maltodextrines à base de blé de l'étiquetage obligatoire des allergènes : le procédé d'hydrolyse élimine en pratique les fractions protéiques en cause. Notre conseil reste néanmoins prudent : si vous êtes cœliaque, choisissez une poudre dont l'origine maïs ou manioc est indiquée noir sur blanc et vérifiez la mention relative aux traces.
Quand la maltodextrine sert-elle vraiment ?
Elle a un domaine d'utilité réel, et il est plus étroit que ce que le marketing laisse entendre.
Elle est utile
- Pendant un effort long — au-delà de 75 à 90 minutes, quand le glycogène commence à limiter la performance : cyclisme, trail, triathlon, entraînements de force très volumineux.
- Entre deux séances rapprochées — moins de six heures d'écart, et un repas solide ne passerait pas.
- Pour ajouter des calories liquides en prise de masse quand l'appétit est le facteur limitant : c'est le principe du gainer, dont elle est souvent le premier ingrédient.
Elle ne sert à rien
- Sur une séance de musculation de 45 à 75 minutes. Le glycogène couvre largement l'effort : boire des glucides pendant la séance n'apporte rien de mesurable, sinon des calories.
- En dehors de l'entraînement, où un vrai aliment glucidique fera le même travail en rassasiant davantage : crème de riz, farine d'avoine, riz, pain, fruits.
- Les jours de repos. Aucune raison d'en prendre.
Dit autrement : la maltodextrine est un outil d'effort, pas un complément quotidien.
Comment doser la maltodextrine autour de l'effort ?
- Pendant l'effort long : les repères classiques de la nutrition d'endurance situent l'apport entre 30 et 60 g de glucides par heure. Diluez à 6 à 8 %, soit 60 à 80 g par litre d'eau — au-delà, la vidange gastrique ralentit et l'inconfort digestif arrive vite.
- Après la séance : 0,5 à 1 g par kilo de poids corporel a du sens si une seconde séance suit dans la journée. Sinon, le repas suivant reconstitue le glycogène sans poudre supplémentaire.
- En shaker de prise de masse : 50 à 100 g avec une protéine en poudre, soit 200 à 400 kcal ajoutées. Pensez à prélever ces calories ailleurs si l'objectif n'est pas de prendre du poids.
- Avec quoi l'associer : de l'eau, une dose d'électrolytes par forte chaleur, éventuellement des acides aminés essentiels sur les séances très longues.
Testez toujours votre boisson à l'entraînement avant de l'utiliser en compétition : la tolérance digestive aux glucides s'éduque, et le jour J n'est pas le moment de le découvrir.
Maltodextrine, dextrine cyclique ou waxy maize : laquelle choisir ?
- Maltodextrine — la référence, la mieux documentée et de loin la moins chère au kilo. Elle couvre correctement l'essentiel des besoins.
- Cyclic dextrin — masse moléculaire plus élevée et osmolalité plus basse, ce qui la rend plus confortable à forte concentration. Le surcoût ne se justifie que sur des séances longues où la digestion pose réellement problème.
- Waxy maize — amidon de maïs cireux, vendu comme un glucide « lent ». Les données disponibles ne tranchent pas vraiment sur un avantage de performance. À considérer surtout pour son prix.
- Dextrose — sucre simple, plus sucré, osmolalité plus élevée, donc moins confortable en boisson concentrée.
Pour un usage alimentaire et non d'effort, ce n'est pas la bonne famille de produits : voyez plutôt le rayon avoine et crème de riz.
Questions fréquentes
La maltodextrine, c'est quoi ?
Un glucide obtenu en découpant un amidon végétal — maïs le plus souvent, parfois blé, riz, pomme de terre ou manioc — en chaînes plus courtes, par voie enzymatique. Le résultat est une poudre blanche, très soluble et presque sans goût, qui apporte environ 4 kcal par gramme et ne contient ni protéines, ni lipides, ni fibres. Ce n'est ni un additif suspect ni un complément : c'est de l'amidon pré-digéré, dont l'intérêt tient à deux propriétés — il ne sucre presque pas, et il exerce une pression osmotique plus faible que le glucose, donc passe mieux en boisson concentrée.
Pourquoi prendre de la maltodextrine ?
Pour une seule chose : apporter des glucides rapidement assimilables, sous forme liquide, là où un aliment ne passerait pas. Cela couvre trois situations concrètes — pendant un effort de plus de 75 à 90 minutes, entre deux séances séparées de moins de six heures, et en shaker de prise de masse quand l'appétit est le facteur limitant. En dehors de ces cas, elle n'apporte rien qu'un bol de riz ou une farine d'avoine ne fasse mieux, en rassasiant davantage et pour moins cher.
Quand et comment prendre la maltodextrine ?
Pendant l'effort long : 30 à 60 g de glucides par heure, dilués à 6 à 8 %, soit 60 à 80 g par litre d'eau, sirotés régulièrement plutôt qu'avalés d'un coup. Au-delà de 8 g pour 100 ml, la vidange gastrique ralentit et l'inconfort arrive vite. Après la séance : 0,5 à 1 g par kilo de poids de corps, mais uniquement si une seconde séance suit dans la journée — sinon le repas suivant fait le travail. En shaker de prise de masse : 50 à 100 g avec une protéine, soit 200 à 400 kcal ajoutées. Un principe pour finir : testez toujours votre boisson à l'entraînement, jamais le jour d'une compétition.
Quelle maltodextrine choisir ?
Chimiquement, une maltodextrine de maïs reste une maltodextrine de maïs, quelle que soit l'enseigne : il n'y a pas de qualité supérieure à aller chercher. Quatre points suffisent à comparer deux sacs. L'origine de l'amidon, indiquée en clair — maïs ou manioc si vous êtes cœliaque. Le DE lorsqu'il est annoncé : plus il est bas, moins la poudre est sucrée et plus l'osmolalité est faible, donc plus la boisson est confortable à concentration élevée. La liste d'ingrédients, qui devrait tenir en une ligne pour un produit nature. Et le prix au kilo, seul critère qui distingue vraiment deux poudres équivalentes. Le reste est de l'habillage.
La maltodextrine est-elle bonne pour la santé ?
Ni bonne ni mauvaise : c'est une source d'énergie, pas un aliment santé. Elle n'apporte aucun micronutriment, aucune fibre, et son index glycémique est parmi les plus élevés qui soient — ce qui est un avantage pendant un effort et un défaut partout ailleurs. Utilisée au bon moment, elle est parfaitement sûre chez un adulte en bonne santé ; consommée au repos, elle produit un pic de glycémie suivi d'un creux, et des calories qu'on n'a pas eu l'impression de manger. Deux réserves honnêtes : la question de son effet sur le microbiote reste ouverte, faute de données humaines suffisantes, et les personnes diabétiques ne doivent pas l'intégrer sans avis médical.
Quels sont les effets secondaires de la maltodextrine ?
Essentiellement digestifs, et liés à la concentration : ballonnements, crampes, transit accéléré. Diluez davantage et fractionnez les prises. Une hausse rapide de la glycémie suivie d'un coup de fatigue est également fréquente quand on en prend au repos. Enfin, une boisson glucidique sirotée pendant une heure entretient un milieu favorable aux caries : rincez-vous la bouche en fin de séance.
La maltodextrine fait-elle grossir ?
Comme tout glucide : uniquement si elle crée un excédent calorique. Sa particularité est qu'elle se boit sans effort et sans rassasier, ce qui rend l'excédent facile à créer sans s'en apercevoir. Comptez-la dans votre journée, elle cessera d'être un problème.
La maltodextrine contient-elle du gluten ?
En Europe, la très grande majorité des maltodextrines destinées au sport sont issues du maïs, qui n'en contient pas, et l'origine botanique figure sur l'étiquette. Le cas du blé mérite une précision : la réglementation européenne exempte spécifiquement les maltodextrines de blé de l'étiquetage obligatoire des allergènes, l'hydrolyse éliminant en pratique les fractions protéiques en cause. Si vous êtes cœliaque, notre conseil reste néanmoins de choisir une poudre dont l'origine maïs ou manioc est indiquée noir sur blanc, et de vérifier la mention relative aux traces.
Maltodextrine ou sucre de table : quelle différence ?
Le sucre de table est du saccharose : une molécule de glucose liée à une molécule de fructose. La maltodextrine, elle, n'est que du glucose enchaîné. Elle sucre beaucoup moins et passe mieux en boisson concentrée. Sur le plan calorique, les deux sont équivalents.
Maltodextrine ou dextrose ?
Le dextrose est du glucose pur : assimilation immédiate, goût sucré marqué, mais osmolalité élevée qui limite la concentration utilisable. La maltodextrine passe mieux dans un bidon. Beaucoup de formules mélangent les deux.
Comment remplacer la maltodextrine ?
Cela dépend de l'usage. Pendant un effort long, les remplaçants valables sont la cyclic dextrin, plus confortable à forte concentration, le waxy maize, ou tout simplement du sucre de table dilué, du sirop ou du jus de raisin coupé d'eau — moins pratique, mais fonctionnel. En dehors de l'effort, ne cherchez pas d'équivalent en poudre : un féculent ordinaire fera mieux le travail. Pour un shaker calorique, la crème de riz ou la farine d'avoine apportent les mêmes glucides avec un index glycémique plus modéré et un vrai pouvoir rassasiant.
Quels aliments contiennent de la maltodextrine ?
Beaucoup plus qu'on ne l'imagine : sauces, soupes déshydratées, plats préparés, biscuits, charcuteries, crèmes desserts, produits allégés, mélanges d'épices. Elle y sert de support d'arôme, de texturant, d'agent de charge ou d'antiagglomérant, parce qu'elle est bon marché, neutre en goût et techniquement commode. On la trouve aussi dans les préparations pour sportifs — gainers, boissons d'effort, certaines protéines aromatisées. Sa présence dans une liste d'ingrédients signale généralement un produit transformé, ce qui est une information en soi.
Peut-on prendre de la maltodextrine quand on est diabétique ?
C'est une question qui relève du médecin, pas d'un conseil de rayon. La maltodextrine a un effet comparable à celui du glucose sur la glycémie, et son usage doit être arbitré par le professionnel qui suit votre traitement.
Faut-il en prendre les jours sans entraînement ?
Non, sauf si vous cherchez explicitement à ajouter des calories et que rien d'autre ne passe. Un aliment glucidique classique remplira mieux ce rôle en vous nourrissant réellement.
Où acheter de la maltodextrine ?
En magasin spécialisé en nutrition sportive et en ligne, où elle se vend par sacs de 1 à 5 kg — c'est l'un des produits du rayon où l'écart de prix au kilo entre deux références équivalentes est le plus important. On en trouve aussi en épicerie professionnelle et en droguerie alimentaire, sous des formats destinés à la cuisine. Vérifiez dans tous les cas l'origine de l'amidon et que la liste d'ingrédients ne contient rien d'autre. Nos références sont disponibles en ligne, expédiées partout en France et en Europe, et en rayon à Vendargues, à une dizaine de minutes de Montpellier, avec retrait sous deux heures.
Quelles maltodextrines proposons-nous ?
Nous privilégions les poudres dont l'origine de l'amidon est indiquée et dont la liste d'ingrédients se limite à l'essentiel : Sinob, Olimp, TrainedByJP et les formules intra-training d'IO Genix. Selon l'objectif, la suite logique est du côté du lean gainer, de la créatine monohydrate ou de la whey isolate.
Où en acheter autour de Montpellier ?
La maltodextrine s'achète par sacs de plusieurs kilos : comparer le grain et le prix au kilo avant de se décider a du sens. Tout est en rayon dans notre boutique de Vendargues, à une dizaine de minutes de Montpellier, où l'on vous dira sans détour si votre séance justifie une boisson glucidique ou si vous n'en avez pas besoin. Nous expédions aussi partout en France et en Europe.
Sources
- ANSES — Avis relatif à l'actualisation des apports nutritionnels conseillés pour les glucides
- ANSES — Table Ciqual de composition nutritionnelle des aliments
À intégrer dans une alimentation variée et équilibrée et un mode de vie sain. Ces informations ne remplacent pas un avis médical.
Pour aller plus loin : à quoi sert vraiment la maltodextrine.
